Historique

L'utilisation des aliments à des fins médicales remonte à la plus haute Antiquité.

Les Égyptiens connaissaient plus de vingt indications pour l'ail, et consommaient du foie pour améliorer leur vision nocturne.

Les Chinois utilisaient le thé il y a cinq mille ans pour ses vertus médicinales, traitaient le goitre avec des algues, et avaient déjà décrit le béribéri et certains moyens de le contrer.

Les Romains buvaient l'eau qui servait à rafraîchir leurs armures pour se donner de la vigueur. Les Grecs, eux, buvaient du vin dans lesquelles des pièces de fer avaient été placées, et Hippocrate lui-même faisait figurer la nutrition en bonne place dans ses règles médicales.

La consommation de fruits acides permit aux Vikings de parcourir les mers pendant des siècles sans dommages… alors que le scorbut décimait des flottes entières de marins. Mise en évidence par un médecin anglais vers la moitié du 18ème siècle, la prévention du scorbut par les agrumes a, dit-on, joué un rôle majeur dans la victoire britannique à la bataille de Trafalgar.

Néanmoins il faut attendre le 19ème siècle pour voir se développer les expériences thérapeutiques liées à la consommation d'aliments. Les principales catégories de nutriments sont identifiées, les effets biologiques de la malnutrition sont décrits. Le lien entre la consommation des sucres, des graisses, et des protéines est établi, de même que celui entre les nutriments présents dans le sol et la croissance des plantes. Les expériences sur les animaux montrent les effets des carences en magnésium, fer, et zinc.

A l’aube du 20ème siècle les savants décident d’aller plus loin : ils veulent comprendre les mécanismes responsables des pathologies alimentaires, prouver l'existence des vitamines et montrer les effets sur l'organisme des différents minéraux et oligo-éléments. Apparaît alors la notion d'alimentation équilibrée. Les méfaits de l'alimentation moderne, trop raffinée par les techniques industrielles, sont progressivement mis en évidence. Les premières analyses sont faites sur les oligo-éléments, leurs propriétés sont identifiées de façon systématique. Les vitamines sont cataloguées en fonction des carences qu'elles permettent de traiter. On découvre l’existence des acides gras, la compréhension du métabolisme des graisses et du cholestérol se fait de plus en plus grande.

Puis c’est l’explosion avec les années 50 : les chercheurs découvrent des liens entre l'alimentation et certaines maladies comme le cancer. Les radicaux libres, les antioxydants et les flavonoïdes apparaissent sur le devant de la scène. Le rôle physiologique et les propriétés des vitamines, minéraux, oligo-éléments, antioxydants, flavonoïdes, caroténoïdes et acides aminés sont mieux compris. Technologie aidant, les analyses et les expérimentations médicales sont de plus en plus précises et rigoureuses. Le nombre de recherches effectuées sur les compléments monte alors en flèche.

Dans certains pays (Chine, Inde et Japon en particulier), les scientifiques cherchent à mettre en évidence, à comprendre, et à prouver, les propriétés traditionnellement prêtées aux plantes de la pharmacopée.

Puis arrivent les années 90 : L'importance de la synergie entre les nutriments est démontrée. Les campagnes insistent sur l'intérêt des produits naturels qui contiennent ces composants sous une forme bio-assimilable. La recherche scientifique progresse de façon spectaculaire, de même que la communication et l'information du public.

Les compléments alimentaires sont désormais sur le devant de la scène, et gagnent la reconnaissance d’un public de plus en en plus averti. La nécessité absolue d’une nutrition « intelligente », respectueuse des équilibres et des bienfaits naturels pour vivre plus longtemps et en bonne santé n’est plus un secret pour personne. En pleine évolution, la nutrithérapie s’impose désormais comme la nouvelle branche de santé porteuse des plus grands espoirs pour nous, nos enfants, et le devenir de toute l’humanité.

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